lundi, 6 février 2023
HomeLes Extras de la TribuJean-Pascal van Ypersele vise à nouveau la Présidence du Giec

Jean-Pascal van Ypersele vise à nouveau la Présidence du Giec

Alors que la COP-27, la 27e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, se profile en Égypte (elle aura lieu à Charm-el-Cheikh, du 6 au 18 novembre 2022), le physicien et professeur émérite de climatologie de l’UCLouvain, Jean-Pascal van Ypersele, est candidat à la présidence du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Le scientifique belge était déjà candidat au poste en 2015. Il avait été évincé par le Président actuel du Giec, le Coréen du Sud Hoesung Lee, élu avec 78 voix (contre 56 pour le Pr van Ypersele)

La semaine dernière, le climatologue de l’UCLouvain a reçu une nouvelle fois l’appui du gouvernement belge pour sa candidature (comme en 2014). L’élection n’est prévue qu’en juillet 2023, mais la COP-27 est une vitrine de choix pour le candidat.

« Je mettrai tout en œuvre pour soutenir la candidature de Jean-Pascal van Ypersele. Il a, tout au long de sa carrière, démontré sa rigueur scientifique, sa capacité de vulgarisation, ses talents de négociateur, sa force de persuasion, et la sincérité de son engagement en faveur des générations futures. Je suis sûr qu’il ferait un excellent Président du GIEC », indique le secrétaire d’État en charge de la Politique scientifique belge (Belspo), Thomas Dermine (PS). C’est en effet Belspo qui assumera les coûts de la campagne que mènera le candidat, ainsi « que ceux qu’entraînerait sa Présidence », précise le secrétaire d’État.

Ne disez pas disez, disez dites…

À l’occasion des journées diplomatiques organisées fin août en Belgique pour les représentants de la Belgique et de ses entités fédérées à l’étranger, le climatologue avait été invité à partager son point de vue sur la question climatique.

Après avoir asséné ses cinq vérités essentielles à ce propos (« C’est réel, c’est nous, les experts sont d’accord, cela fait mal, mais, il y a de l’espoir »), il avait aussi avancé ses dix solutions pour limiter la casse. Des solutions inspirées des différents rapports du Giec.

On pointera notamment son (élément de) solution n° 2. « Les acteurs
économiques doivent être mis clairement devant leurs responsabilités. Il faut accepter la décroissance des activités nuisibles, au profit de la croissance de ce qui aide le vivant et de ce qui aide à sortir de la pauvreté et réduire les injustices ».

Sa solution n° 3 indiquait : « Un langage que tout le monde comprend, c’est le prix. Il faut faire payer de plus en plus cher la destruction de l’environnement, et utiliser les fonds récoltés pour sa « réparation », la transition, et éviter les effets sociaux sur les plus pauvres… Si l’effet n’est pas assez grand, c’est que le prix n’est pas suffisant! »

Ou encore, intéressant juste avant la COP-27, qui va voir affluer quelques (milliers) d’officiels et de militants climatiques à Charm el-Cheikh, sa solution n° 7 : « Mobilité : il faut donner plus de place et de priorité aux piétons, vélos (y compris électriques) et transports publics, et réduire la priorité donnée trop longtemps à l’automobile dans l’aménagement du territoire. Les véhicules qui restent doivent être électrifiés le plus vite possible. Il faut aussi voler moins en avion (très polluant) ».

On doute que la mise en œuvre de cette « solution » se traduise par l’arrivée d’une armada de pédalos pour gagner les bords de la mer Rouge. Il est vrai qu’en matière de taxation du pétrole aérien, on n’est pas vraiment dans les clous.
Avec des billets d’avion à moins de 200 euros pour gagner la riante et ensoleillée station balnéaire égyptienne, difficile d’imaginer pédaler (même en « électrique ») sur terre et sur mer pendant 3.572 kilomètres (depuis la Belgique) pour assister à cette grand-messe climatique.

Nos infos associées

Nos dernières infos

Les Médias de la Tribu

8 POSTS0 COMMENTS
5 POSTS0 COMMENTS
2 POSTS0 COMMENTS
5 POSTS0 COMMENTS
1 POSTS0 COMMENTS
0 POSTS0 COMMENTS